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samedi 25 février 2017

Calcite : ma blouse coup de coeur

Il est rare que je sois totalement satisfaite d'une de mes cousettes car mon côté perfectionniste me pousse toujours à chercher le petit défaut que personne ne remarque mais, pour une fois, c'est bien le cas.


 
Aujourd'hui, je vous montre ma version de la blouse Calcite d'Histoire de Coudre.



Calcite est une blouse de coupe droite qui se distingue par son encolure originale, dotée de deux pattes prises dans les pinces d'encolure. C'est d'ailleurs ce détail, dont la construction m'intriguait, qui m'a poussé à acheter le patron.



C'est la première fois que je couds un patron de cette marque et ce fût un tel plaisir que j'ai vraiment hâte de renouveler cette expérience. Les explications sont claires et rendent la couture fluide et agréable. J'apprécie, par exemple, qu'on me dise où et quoi surjeter dès le début afin de tout faire en une seule fois.


 


Les poignets en tissu contrastant sont construits de la même façon que les pattes d'encolure puisqu'ils sont, eux aussi, pris dans le pli. C'est un montage vraiment astucieux et en plus facile à réaliser.


J'adore cette encolure : elle plaque bien et ne baille pas quand on se penche.


J'appréhendais le montage de ces pattes contrastantes mais les explications sont bien faites et lorsqu'on a les pièces en main, il suffit de bien regarder le schéma pour comprendre la marche à suivre.


Au final, c'est une pièce rapide et facile à réaliser. Je n'ai fait aucun ajustement au niveau de la taille : tout tombe parfaitement. Ce modèle ne comporte pas de pinces de poitrine et sa coupe droite le rend très confortable.

Cette blouse a été réalisée avec une popeline de coton mais j'ai envie de me lancer dans une nouvelle version en jersey, pour voir.

 
Bref, je ne trouve que des qualités à ce joli modèle. J'ai d'ailleurs en stock d'autres patrons d'Histoire de Coudre : le chemisier Opaline et la veste en jean Topaze, que j'espère réaliser dans les mois qui viennent.

vendredi 27 janvier 2017

Un Boogie pour une élégante

Depuis que j'avais terminé mon sac Boogie, maman m'avait bien fait comprendre qu'elle en voulait un, elle aussi ... L'arrivée de Noël était donc l'occasion rêvée pour satisfaire à ses désirs ...



Je ne vais pas me répéter en vous disant à quel point j'ai aimé coudre ce sac de la marque Sacôtin et combien le résultat est à la hauteur de mes espérances, puisque tout est déjà expliqué dans mon précédent article.




J'ai à nouveau utilisé de la toile à sac de la Mercerie des Créateurs. Quant au tissu contrastant, il s'agit d'un coton de la marque Merlot, en provenance du magasin Loisirs et Créations.



L'alliance du noir et du doré lui donne une petite touche d'élégance.


 Un sac pratique et suffisamment grand pour tout emmener, même ses papyrus !

lundi 23 janvier 2017

Marinière Phildar

Bonjour à toutes et à tous,

Aujourd'hui, je partage avec vous un tricot que ma p'tite maman m'a offert pour Noël. 
  


Il s'agit d'une marinière, tirée du catalogue Phildar : "Marins d'hiver", qui date de quelques années déjà.




Nous avions choisi le modèle ensemble. Les consignes étaient les suivantes : un modèle simple, sans dentelle, ni torsade, car maman adore tricoter mais elle déteste les complications. C'est une spécialiste du jersey, qu'elle tricote avec la régularité d'une machine.


Les lignes de ce pull sont droites, ce qui en fait un pull ultra confortable et suffisamment ample pour être porté avec un petit haut en-dessous. Même les emmanchures sont droites, ce qui permet de bien faire ressortir les rayures à cet endroit.


Cette marinière a été tricotée avec la laine Partner 3,5 de Phildar ainsi que 2 pelotes de laine dorée de la marque Schachenmayer.


Rien à redire sur le modèle : il taille parfaitement.


Quelques boutons dorés viennent agrémenter le décolleté, qui a quand même été un peu réduit par rapport au modèle d'origine.


Un bien joli cadeau, qui outre sa valeur sentimentale, m'est très utile en ce moment au vu des températures basses que nous connaissons.

A très bientôt pour un prochain article sur le cadeau que j'ai offert en retour ...

mardi 3 janvier 2017

Une nouvelle année, un nouveau chemisier

Je commence par vous souhaiter une excellente année 2017, en espérant que vous avez passé de chaleureuses fêtes et que vous abordez cette nouvelle année avec beaucoup de force et de beaux projets.

Voici un chemisier que j'ai cousu en décembre :


J'ai utilisé le patron en téléchargement gratuit de Lekala, le n° 5546 

 C'est un chemisier très classique, avec deux pinces poitrines et un léger cintrage dans le dos. Sa particularité réside dans le fait qu'il n'a pas de patte de boutonnage mais une parementure coupée à même.





Comme je voulais insérer un volant, j'ai donc modifié le modèle de base afin de créer un patte de boutonnage rapportée. J'ai également éliminé le col pour ne garder que le pied de col.




L'avantage de ce modèle, c'est qu'il est sur mesure et qu'il me va comme un gant. Je n'ai fait aucune modification : tout tombe parfaitement.


Les manches se montent aisément : l'embu est juste comme il faut.

Si vous avez envie de vous lancer dans une chemise, n'hésitez pas : ce patron est une bonne base et en plus, il est gratuit
Seul bémol : les explications sont succinctes, il faut donc connaître les étapes de construction d'une chemisier avant de se lancer.

lundi 5 décembre 2016

Voyage au pays de la soie

Aujourd'hui, je vous emmène au royaume de la soie ...

En première partie, je vous parle d'un haut réalisé en soie sauvage, qui malheureusement ne me plait guère.

Ensuite, nous partirons à la découverte du Marché des Soies, une manifestation qui se tient chaque mois de novembre à Lyon et qui rassemble les grandes entreprises de soierie de la région.

Commençons par mon haut en soie :




 Il s'agit de la veste sans manche Lekala 4301, dont voici le dessin technique :


Il s'agit 'une veste ceintrée, dotée d'une basque et d'un très joli jeu de plis sur le devant

 

Pour faire ressortir ces jolis plis, j'ai choisi d'utiliser un coupon de soie sauvage (ou shantung), dont les nuances de couleurs varient au gré de la lumière.
 

 
Ce modèle présente l'avantage de n'utiliser que très peu de tissu et vu le prix de la soie sauvage (15 euros ce coupon d'un mètre), c'était un avantage non négligeable.
 
Voici les pièces :





Contrairement à la soie normale, la soie sauvage ne glisse pas, elle est donc facile à travailler. Elle se repasse bien et son seul défaut est qu'elle s'effiloche terriblement. En connaissance de cause, j'ai donc élargi mes marges de couture.

 
 Ce modèle est entièrement doublé et les pièces de la doublure sont identiques à celles du tissu extérieur. A mon avis, un pli d'aisance dans le dos n'aurait pas été superflu car je trouve qu'elle a tendance à tirer à ce niveau lorsque je bouge. Voici une photo de la veste portée à l'envers, côté doublure,

de face :


 et de dos :


C'est drôle : on pourrait presque croire qu'elle est réversible !

Comme évoqué dans le titre, je ne suis pas convaincue du résultat. Au niveau du confort, ce haut ne me satisfait pas du tout : d'une part, il manque un pli d'aisance dans le dos et d'autre part, je trouve que les emmanchures sont trop étroites. Lorsque j'avance mes bras (comme pour conduire), je ressens un tiraillement dans le dos.


Lekala précise qu'il faut utiliser un tissu contenant de l'élasthanne et j'aurais vraiment dû me conformer à cette prescription.

Les plis sont faciles à réaliser et le point le plus difficile est sans doute la pose de la doublure et l'ajustement de toutes les pièces.


Outre le confort, je pense que ce haut me déçoit également de par son côté un peu trop clinquant, qui ne correspond pas du tout à mon style. La soie sauvage, c'est très joli mais c'est plutôt réservé à un vêtement de soirée. 



En toute lucidité, je pense que ce haut va passer plus de temps à prendre la poussière sur un cintre que sur mes épaules.

Pour enchaîner sur une note plus positive, je vous fais partager quelques photos du Marché des Soies, qui s'est tenu à Lyon il y une dizaine de jours 




Cette manifestation annuelle, qui rassemble les entreprises de soierie de la région lyonnaise, est l'occasion de s'émerveiller devant la richesse de ce savoir-faire régional et de découvrir le somptueux Palais de la Bourse.

 


Ci-dessous une broderie effectuée par une machine du stand Pfaff :





 Le dimanche matin, il n'y avait pas la cohue et on pouvait prendre le temps d'admirer toutes ces belles étoffes






A l'étage, ce sont les foulards et les carrés de soie qui sont à l'honneur. Les grands noms côtoient les jeunes créateurs.

Mais le savoir-faire de l'homme ne serait rien sans le don de la nature, alors rendons hommage à ces charmantes petites bébêtes qui travaillent dur (âmes sensibles s'abstenir!) pour nous procurer ces étoffes de luxe :




Même avant d'être teints, les cocons arborent déjà des couleurs chatoyantes, en total contraste avec les papillons gris et ternes qui en sortent.


Si vous avez l'occasion de passer par Lyon au mois de novembre, n'hésitez pas à venir à cette belle manifestation.

vendredi 21 octobre 2016

Sac Boogie

Après l'échec de mon pantalon Port, j'ai eu envie de me lancer dans un projet totalement différent, ne requièrant aucun essayage ni ajustement. Quoi de mieux qu'un joli sac pour se réconcilier avec la couture?

Aujourd'hui, je vous présente le dernier né de la marque Sacôtin : le Boogie



Boogie est présenté comme un sac à langer mais je trouve que ce descriptif est plutôt réducteur car il se prête à toute sorte d'utilisation : sac de voyage, sac de sport. Au départ, je voulais l'utiliser comme sac de sport mais je le trouve tellement mignon, que je n'arrive pas à me résoudre à y mettre ma vieille paire de baskets et mon tee-shirt tout humide de transpiration. Oui, je suis un peu maniaque ...

 


C'est la troisième fois que je couds un sac de la marque Sacôtin et je suis toujours autant charmée pour la clarté des explications. Toutes les étapes sont détaillées et illustrées par un schéma. La créatrice vous tient  par la main, du début à la fin, et ne vous laisse même pas l'occasion de douter ou de vous questionner.



Ce sac est classé  d'un "niveau avancé", non pas qu'il nécessite des connaissances spécifiques mais parce qu'il requiert beaucoup de temps. Les étapes sont très nombreuses, le livret d'explications fait d'ailleurs 20 pages. Oui mais, 20 pages de bonheur à coudre!



Sa confection s'est étalée sur trois semaines mais j'ai savouré et fait durer le plaisir. Certes, il faut de la motivation, du temps et une bonne dose de détermination mais quelle joie et quelle satisfaction quand on le termine !




Techniquement parlant, la seule étape que j'ai trouvée difficile, c'est la couture des arrondis du bord supérieur. La toile à sac utilisée est plutôt maniable mais lorsqu'il s'agit de résorber l'embu dans les arrondis, c'est une autre affaire. J'ai recommencé plusieurs fois sans parvenir toutefois à prévenir l'apparition de petits plis.



L'intérieur et l'extérieur sont bien pensés : il y a plein de poches (élastiquée, zippées, à rabat, avec bouton aimanté, avec fermoir à tourniquet). Bref, on apprend plein de choses en le faisant!





Au niveau des fournitures, je me suis procurée le nécessaire chez La Mercerie des Créateurs. Lors de mes deux premiers sacs (Madison et Annie), j'ai voulu faire ma maline et tout acheter par moi-même en magasin mais je me suis vite rendue compte que toute cette quincallerie coûtait cher et qu'il était nettement plus économique de commander chez eux (en plus, le service et la qualité sont top!)



J'ai utilisé de la toile à sac gris perle (superbe qualité, je vous la recommande) et un tissu coton à pois de mon stock. Même si ce n'était pas indiqué, j'ai tout de même entoilé mon coton pour lui donner plus de tenue. Budget total : environ 30 euros (patron inclus). Ce patron va être vite amorti car je compte bien en faire un autre à offrir pour Noël.