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mardi 15 mai 2018

Duo de tops Callisto

Après avoir fait un peu de rangement chez moi, je me suis aperçue qu'il devenait urgent de faire baisser ma pile de tissus jersey qui dormaient depuis fort longtemps en bas de mon placard.

Dernièrement, j'avais profité d'une promo sur les patrons de la pétillante bloggeuse Elsa, créatrice de la marque Urban Fairy, et mon choix s'était porté sur le top Callisto : un haut sympa avec de jolis volants en V sur le devant.

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 Les volants sont vraiment partout en ce moment, ce qui me comble de joie car je suis une adepte de ce genre de fanfreluches.



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Dans ma lancée, je suis arrivé à convaincre ma maman qu'elle aussi, avait besoin d'un haut à volants (il n'y a pas d'âge pour en porter, n'est-ce pas?) et hop ... deux tissus de moins dans mon stock!



La créatrice a même fait une vidéo sur "youtube" pour expliquer comment coudre ce haut, ce qui est vraiment sympa et fort utile quand on débute en couture.


La confection s'est passée sans encombres. Elsa vous apprend à utiliser des pinces plutôt que des aiguilles pour maintenir le jersey (c'est vrai que c'est tellement plus pratique !), à ajuster le patron en fonction de votre stature (je n'y pense pas forcément mais elle a tout à fait raison de souligner l'importance de cette étape, à fortiori quand on est plus petite que la moyenne).



Bref, ce fût un plaisir à coudre!



Avant de conclure, je vous donne deux conseils :

  • Choisissez un tissu ayant un peu de tenue pour que les volants se tiennent mieux. Si on compare mon jersey en viscose rouge, tout mou, au jersey de coton gris de maman, il est clair que le rendu est meilleur dans le jersey de coton
  • Méfiez-vous au moment de joindre la bande du bas avec le haut : lorsqu'on arrive au niveau des deux volants, cela crée une surépaisseur et il faut veiller à bien positionner les volants de manière à ce qu'ils se trouvent du bon côté


jeudi 12 avril 2018

Pantalon Vogue 9189

J'ai souvent constaté que la couture du pantalon faisait peur aux apprenties couturières. Est-ce également votre cas?
Moi-même, je m'imaginais que ce vêtement qui pourtant fait partie de mon quotidien ne serait pas à ma portée. Et puis un jour, je me suis lancée et depuis ... je suis devenue une inconditionnelle faiseuse de pantalons!


 Voyez comme je suis fière !



Celui que je vous montre aujourd'hui est une petite pépite : il s'agit du patron pochette VOGUE V9189 

 
 Il s'agit d'un patron original publié en 1960. A l'époque, les femmes avaient la taille très fine, j'ai donc opté pour une taille au-dessus de ma taille habituelle chez Vogue et j'ai bien fait.



 La particularité de ce patron est qu'il est décliné pour les 3 statures : petite, moyenne et grande. Au regard de mon 1,59 m, j'ai opté pour la taille "petite" et c'est vrai qu'il tombe parfaitement. Je n'ai eu aucun ajustement à faire : quel bonheur ! Je précise que le patron est décliné dans toutes les tailles pour chacune des trois statures.



 Il est doté de deux empiècements aux hanches et d'une fermeture sur le côté, cachée sous un bord. La gestion de l'empiècement de hanche et de la fermeture sous patte n'a pas été facile mais grâce aux schémas et à la clarté des explications de Vogue, cela reste faisable.



J'aime beaucoup le détail de la ceinture qui se termine en pointe :





 L'autre particularité de ce pantalon, c'est qu'il est doté de doubles pinces sur le demi-devant et le demi-dos (au lieu d'une seule pince normalement) 





Bien que très cambrée, je n'ai pas eu besoin de modifier le dos du pantalon : il se plaque bien et tient bien en place à la taille.

Par contre, j'ai eu un peu de mal à résorber l'embus au moment de la couture de la ceinture sur le pantalon. La prochaine fois, je couperai la ceinture 1 cm plus longue pour me faciliter la tâche.


 Avec ses jambes fines, je trouve que ce modèle, datant des années 60, reste dans l'air du temps.

J'aime tellement sa coupe que je viens de m'en couper un autre !

lundi 9 avril 2018

Jeanette de Ready to Sew

Cela fait bien longtemps que je ne suis pas revenue par ici, non pas que la motivation de partager n'était plus là mais parce ma vie s'est trouvée totalement chamboulée suite au décès de mon très cher papa, en fin d'année 2017. Je ne vais pas m'étendre sur le sujet car ce n'est pas l'objet de ce blog mais je voulais juste vous apporter une explication à ce long silence. Comme l'aurait voulu mon papa, qui incarnait la joie de vivre et le travail bien fait, je vais donc continuer à pratiquer ma passion de la couture et m'inspirer de sa force et de son optimisme pour rebondir et reprendre goût à la vie.

Sans transition aucune, passons à la robe "Jeanette" de Ready to Sew.



Au départ, je n'avais pas flashé sur ce modèle de robe, plutôt éloigné de ce que je porte habituellement, mais je voulais avant tout liquider ce coupon de lainage à gros carreaux, dont je ne savais que faire.


Voici le dessin technique :
 

J'ai opté pour la version 2 à manches courtes mais j'ai finalement été obligée de modifier les manches car l'emmanchure (ou bien la forme des manches?) ne me convenait pas du tout.  En effet, le simple fait de lever le bras à l'horizontal, non seulement  faisait relever toute la robe (offrant une vue plongeante sur mes cuisses) mais provoquait également une sensation de gêne au niveau du biceps. Je pense que cela est dû au fait que les emmanchures sont particulièrement grandes, réduisant de ce fait la mobilité du bras. 


 J'ai donc remplacé les manches courtes par des mancherons, afin de gagner en aisance. Malgré cela, la robe a toujours tendance à relever quand je monte le bras, comme le montre la photo ci-dessous :


Ceci conjugué au fait qu'elle est prévue assez courte (en particulier sur les côtés qui remontent du fait de l'arrondi de la jupe), il vaut mieux veiller à ne pas faire de mouvements trop amples au risque de dévoiler certaines parties de son anatomie !




Bien que cela ne se voit pas, j'ai bien inséré les triangles sur les côtés : un bon moyen pour se libérer de la contrainte d'accorder les carreaux !

J'ai également posé une doublure pour pouvoir la porter plus facilement sur des collants.


Concernant le style et la ligne de cette robe, j'avoue que j'étais plutôt réservée en la faisant car j'avais peur de paraître ridicule avec ces gros carreaux et cette forme très évasée, qui contribue à élargir les hanches (et à donner un aspect "grosses fesses"). Et puis, finalement, je me suis lancée et je l'ai beaucoup porté cet hiver.


Mis à part le souci avec les manches, c'est un patron sympa et original. Il présente l'avantage de ne comporter ni fermeture à glissière, ni poches : c'est donc un modèle à la portée de toutes. Avec un tissu contrastant pour mettre en valeur les empiècements, il aurait été encore plus joli ... à voir pour une prochaine version.

jeudi 12 octobre 2017

L'anorak Kelly : perfectible mais quand même chouette !

Un an après la sortie du "Kelly's anorak" de Closet Case Patterns , j'ai finalement succombé à la tentation d'acquérir ce joli patron, dont les multiples versions déjà postées sur le net ont achevé de me convaincre qu'il méritait l'investissement.



Quand je parle d'investissement, c'est à la fois en termes d'argent (14,62 euros le patron pdf à imprimer chez soi) et surtout en termes de temps et d'efforts. Cela dit, le résultat est tellement gratifiant que je ne regrette ni le temps passé ni l'argent dépensé.

Il faut dire que pour un peu plus de 14 euros, on en a pour son argent : le patron est bien conçu, le livret de 24 pages, traduit en français, est clair et très bien illustré. Des articles sur le blog (en anglais par contre) viennent compléter le tout même si je n'ai pas jugé utile de les consulter tellement le livret était suffisant. En voici quelques extraits :

 Le plan de découpe :




Les explications rédigées en français :




Et enfin le dessin technique :



Le patron taille bien et regorge de nombreux détails qui donnent vraiment l'illusion que le vêtement sort tout droit du magasin.



Le détail qui attire l'attention, ce sont ces poches à soufflet qui en plus d'être très esthétiques ont le mérite d'être super pratiques : elle sont suffisamment profondes pour y caser ses clés, son portables et tout autre bazar.




J'ai choisi de coudre ce modèle sans doublure, tel qu'il a été conçu à l'origine, ce qui oblige à soigner les finitions intérieures. Comme indiqué, j'ai réalisé des coutures rabattues, lesquelles m'ont donné beaucoup de fil à retordre, notamment dans les endroits arrondis, comme dans la capuche par exemple. Ci-dessous, vous pouvez voir que mes coutures rabattues sont moches  car je ne suis pas parvenue à replier correctement les épaisseurs dans les zones arrondies, d'où un excès de tissus et des coutures irrégulières.

  
Si c'était à refaire, je doublerais la capuche pour m'éviter la corvée des coutures rabattues et pour obtenir des surpiqûres plus régulières.

Pour les inconditionnelles de la doublure, sachez que la créatrice a rajouté une pseudo-doublure, disponible en téléchargement.



Un biais de propreté vient cacher la jonction entre la capuche et l'encolure de la veste. L'ourlet du bas est également fini avec un biais :


Le métrage du biais prévu (3 yards) est excessif et avec tout ce qu'il me reste, j'aurais pu également ganser les parementures pour un plus joli fini à l'intérieur.



J'ai une petite critique au sujet des parementures intérieures, que je trouve un peu trop larges à mon goût. La prochaine fois, je réduirais leur largeur d'environ 2 cm.


Cette veste est fermée par une fermeture à glissière et par une patte de boutonnage recouverte de boutons pressions. 

C'était la première fois que je posais des pressions et, à cette occasion, je me suis équipée d'une pince Prym Vario. J'ai utilisé les boutons pressions sport camping, d'un diamètre de 15 mm.


La créatrice prévoit des boutons d'un diamètre inférieur (12 mm, je crois) mais je n'en ai pas trouvé en mercerie. J'ai eu peur que les miens soient trop larges pour la patte de boutonnage mais au final ils conviennent très bien. A noter que toute cette quincaillerie fait grimper le coût de revient de la veste puisqu'il faut compter environ 20 euros rien que pour les boutons pressions (2 boîtes de10).



 Comme vous le voyez, c'est du boulot de boutonner toutes ces pressions !



J'ai utilisé une gabardine en coton et ... viscose (?) contenant un peu d'élasthanne. C'est un tissu assez épais qui ne laisse pas passer le froid : parfait pour l'automne.



En parlant de tissu, sachez que le métrage annoncé (2,3  mètres) est prévu au plus juste : il faut vraiment respecter scrupuleusement le plan de coupe pour faire tenir toutes les pièces. Je vous conseille de prendre 50 cm de plus si vous voulez être plus tranquille au moment de la coupe (où si vous faites une erreur!)

Autre recommandation : les manches ne sont pas très longues. Si vous avez les bras longs, n'hésitez pas à rajouter quelques centimètres. Cette longueur me convient parfaitement mais j'ai l'habitude de raccourcir les manches sur tous les autres modèles que je couds.



 Je compte bien me refaire ce modèle au printemps, dans un tissu plus léger, et pour cette prochaine version, voici les modifications que j'apporterais :

  • doubler la capuche
  • ganser au biais le bord des parementures pour une plus jolie finition intérieure
  • couper les parementures 2 cm moins larges   
  • prévoir plus de tissu que préconisé

J'espère que mon retour d'expérience vous sera utile.

A bientôt!

lundi 11 septembre 2017

Opaline : un chemisier avec du style

Me revoilà après une longue pause estivale, pendant laquelle je n'ai pas pu m'empêcher de coudre, bien entendu.

Aujourd'hui, je porte le chemisier Opaline, un patron de la créatrice d'Histoire de Coudre.


Je couds de plus en plus rarement des patrons indépendants, dont la réputation en termes de qualité du patronage et des explications me paraît souvent surfaite, mais je reste tout de même fidèle à "Histoire de Coudre", une marque qui mériterait d'être plus connue sur la  blogosphère.

Ce chemisier se caractérise par un élégant col châle, qui lui donne des airs de petite veste.


Je l'avais d'abord acheté pour ma maman, dont le style lui correspond bien, et je l'ai testé sur moi pour voir.


Le résultat me plait beaucoup : il est classe et hyper confortable. Lorsque je le porte, j'ai l'impression d'être élégante, bien habillée. Cela change du style décontracté que je porte habituellement.


C'est la première fois que je cousais un col châle et grâce aux explications bien détaillées, j'ai trouvé cela plutôt facile. 


L'autre défi technique de ce haut, ce sont les incrustations : ces coutures en angle où il faut être précise et ne pas hésiter à cranter pour que le tissu se mette bien en place. Ce n'est pas évident d'assembler deux empiècements en angle droit sans faire de plis mais heureusement mon imprimé m'a bien aidé à dissimuler les petites imperfections. Si vous souhaitez en savoir plus sur la technique des incrustations, je vous renvoie sur l'excellent article de SB Créations.




Ce chemisier ne comporte pas de pinces : sa coupe est droite et plutôt ample. En regardant les photos, je pense que j'aurais dû réduire la longueur de mes manches, même si ce n'est pas choquant non plus.



 Je pense vous avoir tout dit sur ce chemisier, que je compte bien refaire pour ma maman, cette fois-ci.

A bientôt!

jeudi 20 juillet 2017

Blouse effet boule Mc Call 6565

Cela fait bien 6 ans que cette pochette dormait dans ma boîte à patrons!






Je l'avais achetée alors que je débutais en couture et je n'avais pas eu le courage de m'y attaquer car le modèle me semblait bien compliqué.

Il s'agit du patron Mc Call 6565, qui n'est plus commercialisé.



Souvenez-vous : à l'époque, c'était la grande mode des jupes à effet boule. Ce haut s'inspire d'ailleurs de la tendance du moment puisqu'il présente, lui aussi, un effet boule, obtenu grâce à la présence d'une doublure plus courte, qui fait remonter le bas en lui donnant du volume.


Il m'a fallu attendre quelques années avant de me décider à le coudre car bien que classifié "easy" par Mc Call, sa réalisation nécessite tout de même un minimum d'expérience.



J'ai fait la version B, avec les mancherons.

La forme du devant est assez étrange et il faut bien suivre les explications et examiner les schémas pour comprendre la manière de plier le tout.



J'ai finalement décidé de ne pas coudre la doublure à la partie extérieure, d'une part pour faciliter le repassage et d'autre part pour atténuer l'effet boule. Je trouve le résultat plus net ainsi.


Le devant présente des plis creux sur le décolleté et deux grandes poches se forment grâce à un jeu de plis




Le dos, quant à lui, est tout simple




Une vue du décolleté avec le jeu de plis qui donne de l'ampleur :



Ce haut est entièrement doublé, les finitions sont donc très propres à l'intérieur.


J'ai longuement hésité avant de me lancer mais finalement je ne regrette pas. Il faut dire que cette superbe viscose à fleurs, achetée dans une ma boutique préférée à Lyon (Coupe Coupon), contribue beaucoup au résultat final.


Au niveau des modifications, j'ai juste coupé au niveau des épaules pour remonter le tout et réduire ainsi la profondeur du décolleté qui descendait trop bas.




Moi qui adore les couleurs, je suis comblée !