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dimanche 7 juin 2015

Pantacourt Alibour

Depuis l'an dernier, j'avais envie de ce pantacourt, extrait du livre "Couture pour femmes".

Le voici enfin devenu réalité ...


Ce pantacourt présente de nombreux petits détails, qui permettent de le personnaliser en fonction de ses goûts. Le dos est particulièrement travaillé :


 Le détail qui attire l'attention, c'est cette jolie découpe du bas de jambe.


Sa réalisation est l'étape la plus difficile, celle qui requiert le plus de maîtrise et de minutie. Le résultat n'est pas parfait si on regarde de près mais avec un peu de recul, l'ensemble rend plutôt bien.

 

Le tableau des tailles du livre est un bon indicateur. Ici en taille 34, tout tombe parfaitement, aucune retouche n'a été nécessaire. J'étais pourtant sceptique par rapport à ce modèle car il ne comportait aucune pince. Malgré tout, la coupe est bonne.

 

La fermeture se fait par un zip sur le côté. Ouf! Pas de braguette à poser.
 

Même si les explications sont claires, j'ai quand même été induite en erreur au niveau du métrage de tissu contrastant à utiliser. Les 20 cm préconisés dans le livre se sont avérés largement insuffisants, à fortiori lorsqu'on utilise un motif ayant un sens, comme c'est le cas ici. Pour réaliser la découpe du bas de jambe, les poches et les passants, j'ai utilisé 60 cm de tissu en 150.


Au final, je trouve ce pantacourt très confortable, la teneur en élasthanne du tissu utilisé y contribue probablement.



Après mon numéro d'équilibriste sur le tronc d'arbre, me voici de retour sur la terre ferme ... avec le sourire. 

 

A bientôt!

mardi 2 juin 2015

Chemise Butterick 5526 : encore!

Quand on aime, on ne compte pas ... Alors, voici une nouvelle version de la chemise boutonnée Butterick 5526





Pour sortir de ma zone de confort, j'ai décidé de me lancer dans la version D, celle avec les découpes princesses.






Histoire de corser l'affaire, j'ai opté pour les coutures rabattues partout, à l'exception des enmanchures qui ont été surjetées, pour cause d'embus à résorber.

 
Les coutures princesses du devant sont celles qui ont été le plus difficile à réaliser : replier le tissu sans faire de "bec", afin d'obtenir de jolis arrondis n'est pas chose facile. A force de persévérance et à grand coup de fer à repasser, je suis quand même arrivée à un résultat satisfaisant.


Tout comme ma précédente version, ce modèle correspond parfaitement à mes mensurations et les découpes princesses tombent pile au bon endroit.


Il y a quand même quelque chose qui me chagrine légèrement: c'est le col. Cette fois-ci, j'ai décidé de ne pas réduire la hauteur du pied de col afin de rester conforme au patron. 

 
Peut-être est-ce une simple question de goût, mais je trouve qu'il monte un peu trop haut. Pour ma prochaine version, je vais tenter de le redessiner totalement, histoire de lui donner un style un peu plus féminin et moins sévère.


Gros plan sur mes pattes indéchirables, réalisées grâce aux super tutos trouvés sur le net.

  
 Encore une fois, je suis conquise par ce patron qui tombe impeccablement.

Pour cette version, j'ai "investi" coté tissu. J'ai utilisé cette jolie étoffe moutarde "première étoile" de Motif Personnel, que j'ai reçu en cadeau à Noël.  Sans vouloir faire de publicité pour cette enseigne, qui a perdu beaucoup de ma considération depuis l'affaire de plagiat d' M comme Marie, je dois dire qu'il s'agit d'un tissu de belle qualité. Il est fin, ne se froisse pas et il est parfaitement adapté à la confection d'un chemisier.



 


vendredi 22 mai 2015

Jupe Cressida à rayures marines

Adepte des rayures et du style marin, j'ai pu laisser libre court à mes envies en me confectionnant cette jupe estivale :


Le modèle que j'ai chois est la "Cressida skirt" de Jennifer Lauren Vintage.



Il s'agit d'une jupe cercle, de construction classique, fermée par deux rangées de boutons sur le milieu devant. J'ai opté pour cette version afin de tirer parti de mon tissu à rayures.



Rien de très compliqué dans sa confection, je me suis juste appliquée afin d'obtenir de jolis raccords


J'ai terminé les finitions de la ceinture avec des points invisibles à la main afin d'éviter une surpiqûre disgracieuse qui ne suivrait pas fidèlement le tracé de mes jolies rayures horizontales.

 

Les explications sont, certes, en anglais mais agrémentées de nombreux schémas très explicites. De toute façon, la construction est basique et accessible même à une débutante.

J'ai décidé d'entoiler le panneau central (dessus et dessous) pour faciliter la couture des boutonnières et renforcer le tout.


 
 L'avantage de la jupe cercle, c'est qu'elle tourne ... démonstration :



Si vous avez envie de vous lancer dans ce modèle, je vous conseille de bien vous référer au tableau des dimensions de la jupe finie et d'opter pour un tissu pas trop lourd car le poids de la jupe a tendance à "peser" sur les boutons.




Pour le tissu, j'ai utilisé mon coupon de "seersucker", acheté 1 €/mètre au marché. Le seersucker est un tissu gaufré, légèrement épais qui présente l'avantage d'être infroissable. Il est souvent utilisé pour faire des nappes mais il est également très bien adapté à ce style de jupe.



Afin de ne pas me ruiner en boutons (une douzaine quand même), je me suis servie sur une vieille robe achetée d'occasion uniquement dans ce but.


(Comme le montre cette photo) je suis satisfaite de cette jupe qui est hyper confortable et facile à coudre.



Une dernière photo pour vous la montrer de dos et je vous dis à bientôt

 

lundi 18 mai 2015

Robe Cami

Aujourd'hui, je vais faire court car beaucoup a déjà été dit sur le joli patron de Pauline Alice : la robe Cami



Cette robe classique est composée d'un haut de type chemisier, monté sur un jupon froncé. 

La bande de boutonnage ne donnant pas suffisamment d'aisance pour l'enfiler, une longue fermeture éclair est prévue sur le côté.


 
C'est une robe basique, sans fioriture, facile à porter, avec une coupe très féminine qui met en valeur la taille et laisse de l'ampleur au niveau des hanches.


C'est probablement cet aspect à la fois sobre et féminin qui explique le succès de cette petite robe. Elle est également agréable à coudre, avec juste ce qu'il faut de difficultés (col, pied de col, fermeture invisible,  fronces) pour s'octroyer une bonne petite dose de fierté une fois son "oeuvre" terminée.


Le patron taille bien, j'ai juste été amenée à faire les modifications suivantes :
  • taille remontée d'environ 2 cm 
  • le rectangle, qui constitue la jupe, a été réduit en largeur par manque de tissu. Résultat : moins de fronces mais j'aime bien le résultat
  •  Finition des manches avec un pli creux
 

 Le tissu utilisé provient de la dernière collection de l'Abbé Pierre (merci Emmaüs!) : il s'agit d'un coton vichy avec une certaine tenue.
 


Cela fait maintenant un bon mois que je porte cette robe et je l'adore.

Ma seule critique concernerait les poches : elles sont situées trop bas (ou bien alors c'est que j'ai les bras trop courts!) et ne me servent à rien. Elles m'ont gêné pour la pose de la fermeture à glissière et j'aurais dû les supprimer d'emblée pour plus de commodité

 





 

mercredi 29 avril 2015

Gilet Peasy

Depuis que la laine Drops est arrivée à Lyon (en vente à l'Atelier de la Création), j'avais hâte de l'essayer. J'en avais beaucoup entendu parler, toujours en termes positifs, et je voulais me faire mon propre avis.
Pour ce premier essai, j'ai opté pour la qualité "Cotton Mérino", un mélange de coton et de laine mérinos, idéal pour ce gilet de demi-saison :


Il s'agit du gilet Peasy, d'Heidi Kirrmaier, la créatrice du fameux gilet "Vitamin D", que j'avais tricoté l'an passé.

C'est un gilet très agréable à porter et qui taille très bien (ici réalisé en taille XS). J'ai suivi les explications à la lettre et je suis très satisfaite du résultat.

 
Tricoté en une seule pièce, on commence par l'encolure puis on attaque le plastron en dentelle et le début des manches. On met ensuite en attente les devants et le dos afin de tricoter les deux manches. On reprend ensuite le tout et on poursuit en jersey jusqu'en bas. Comme pour le "Vitamin D", les bordures sont en point mousse.


Je n'ai pas rencontré de difficultés particulières. La dentelle est une répétition de 4 rangs, très facile à retenir.


Grâce à ce modèle, j'ai appris une nouvelle technique de montage des mailles : le "cable cast-on". C'est un montage qui se fait avec les aiguilles et qui permet d'obtenir une jolie bordure.


Les explications, en anglais, sont claires mais demandent quand même de la concentration. J'ai préféré me faire mon propre tableau, dans lequel j'ai détaillé ce que je devais faire rang par rang, afin de progresser plus sereinement.



Et la laine Drops alors?

Hé bien, je suis conquise. Elle est d'une douceur sans égal et offre un rendu très régulier, parfaite pour les motifs ajourés.
Je tiens tout de même à préciser que cette laine libère toutes ses qualité après lavage et blocage. Avant cette étape, je trouvais son rendu plutôt moyen car elle marquait toutes les irrégularités. Je me suis même demandée si le problème venait de moi : comment se faisait-il que je n'arrivais plus à tricoter régulièrement?

Heureusement, le lavage a estompé mes doutes et toutes ces imperfections.




Autre détail important, les manches se sont rallongées de 4 bons cm après l'opération de blocage, j'ai donc été obligée de partiellement les détricoter pour les remettre à la bonne longueur. Il vaut donc mieux prévoir de les faire courtes, pour éviter ce genre de désagrément.


 

Conclusion : un modèle simple et très confortable. La qualité "Cotton Merino" est un fil très respirant, pas trop chaude, elle est idéale pour le printemps.

Fiche technique :

Patron Peasy : téléchargeable sur Ravelry au prix de 6.73 euros
Laine Drops "Cotton mérino" rouge: 7 pelotes à 3.60 euros/pièce
Aiguilles n°4

mercredi 8 avril 2015

Cannelle moutarde

Cette association  "cannelle/moutarde", qui ne donne pas forcément l'eau à la bouche, a plutôt bien fonctionné pour moi ... mais ce n'est pas de cuisine dont je parle ici mais bien de couture!



Après en avoir entendu beaucoup de bien et admiré de jolies versions sur les blogs, je me suis lancée dans le gilet Cannelle de Christelle.



Je confirme : c'est un excellent modèle! Confortable tout en restant élégant (grâce à ce joli col châle), facile à assortir avec les pièces de son garde-robe et, de surcroît, d'une facilité déconcertante.


C'est un modèle basique et efficace, que je suis parvenue à réaliser dans seulement 1 mètre de tissu! Pour cela, je l'ai raccourci de 8 cm (je ne mesure qu'1.59 m et le modèle est prévu très long), ce qui m'a permis de caser ma bande de col dans la largeur.

 
Autre modification effectuée : j'ai élargi de 3 cm les manches et les emmanchures, en me basant sur l'expérience d'autres couturières. La créatrice précise d'ailleurs que les emmanchures sont prévues serrées, ce qui m'a d'emblée convaincue d'opérer à cette modification, le confort étant pour moi prioritaire.
 
 
J'ai tout monté à la surjeteuse et utilisé l'aiguille double de ma machine à coudre pour effectuer les ourlets : un jeu d'enfant !
 
 
La seule difficulté rencontrée se situe au moment de monter les bandes de col au reste du gilet : il faut bien s'appliquer pour faire coïncider les extrémités basses du col avec les deux pans du gilet. La surjeteuse a tendance à faire un petit décalage lorsqu'elle "avale' toutes les épaisseurs mais quelques points à la main ont eu raison de cette petite imperfection que nul ne voit (sauf celle qui l'a fait!)
 
 
 
Ce gilet, vite enfilé, permet de se protéger des fraîcheurs matinales du printemps. Seul bémol : il n'est pas boutonné et s'ouvre au moindre coup de vent! J'ai bien essayé de lui coudre des brandebourgs (moi, la frileuse invétérée !) mais ils ne fermaient pas correctement et le gilet s'ouvrait quand même.
 

 
Petit conseil : choisissez un jersey ayant de la tenue, un joli tombé et pas trop fin. Moi, je suis déjà en train d'en coudre un autre!