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vendredi 12 août 2016

Blouse froncée Lekala 4550

Je récidive avec les patrons russes sur mesure de Lekala avec cette blouse légère, réalisée en voile de coton





Il s'agit du modèle Lekala 4550  

En découpant le patron, j'ai eu la surprise de constater qu'il ne s'agissait pas d'une blouse mais plutôt d'une robe! Pour arriver à ce résultat, j'ai dû réduire sa longueur de 23 cm.


 
Les épaules sont froncées. Conformément aux instructions, j'ai cousu sur l'envers deux élastiques au point zig-zag. Le résultat est loin d'être parfait mais les pattes d'épaules dissimulent les imperfections.






Après ma tunique Silène, j'ai voulu m'essayer à nouveau au montage de la patte polo. Le patron est bien conçu, cette étape ne m'a donc pas posé de problème particulier. Il faut quand même être précise pour arriver à une jolie symétrie.


Le dos est plus long que le devant et se termine par un joli arrondi qui dissimule le postérieur.




Le modèle, très ample, procure un maximum de confort. A mon goût, je le trouve quand même un peu trop large.

 

Le dos arbore un empiècement et un pli qui donne de l'aisance.



Cette blouse me plait bien mais ce n'est pas non plus le gros coup de coeur. Je pense qu'elle serait plus flatteuse sur une silhouette plus ronde. 

A noter qu'il y a une erreur sur le patron : une marge de couture a été rajoutée sur le milieu devant, au niveau du V, alors qu'il ne devrait pas y en avoir à cet endroit. Faites attention car vous risquez de vous retrouver avec une ouverture trop large pour votre patte polo.

lundi 8 août 2016

Tunique Silène

Voici une nouvelle réalisation tirée du livre "Couture pour femmes" de Viviane Sentilhes.




Il s'agit de la tunique Silène :



Silène est un haut sans manches, dont l'originalité réside dans son col V bordé d'une patte polo.



Je n'avais encore jamais réalisé ce type de col et j'ai fait "à mon idée" car les explications du livre n'étaient pas très détaillées. J'avais peur qu'il ne soit pas symétrique mais finalement le résultat me plait bien.




Le patron taille bien, je l'ai juste réduit en longueur car je trouvais qu'il descendait trop bas. J'ai également ajouté des mancherons car je trouvais les emmanchures trop échancrées.


Rapide à faire, même si la pose du col nécessite quand même du temps et de la précision, ce haut est idéal pour liquider ses chutes de tissus. J'ai marié un reste de voile de viscose avec un coton à pois rouges.




Je le porte avec mon pantacourt Alibour, lui aussi tiré du livre Couture pour Femmes, un livre que j'ai bien amorti puisqu'il s'agit de ma quatrième réalisation.

lundi 4 juillet 2016

Chemisier Lekala 4456

Voici ma première réalisation à partir d'un patron Lekala : le chemisier 4456




D'emblée, je vous préviens que je suis totalement conquise par cette marque de patrons. Alors, préparez-vous à un déferlement de Lekala dans les mois à venir !



Petit rappel à celles qui ne connaissent pas encore cette marque : Lekala est un concepteur de patrons russe, qui se distingue par le fait qu'il propose des patrons personnalisés, adaptés à nos mensurations. Il suffit de rentrer ses mesures (poitrine, taille, hanches, etc.) et le logiciel de Lekala se charge de vous dessiner votre propre patron. Très pratique, vous recevez en quelques minutes un fichier pdf à imprimer chez vous. L'autre attrait de cette marque, c'est qu'elle propose des patrons à tout petits  prix : 2,99 €uros , voire moins lorsqu'il y a des promos! Quant au choix, il est vaste puisque plusieurs centaines de modèles sont proposés, dans toutes les catégories. Certes, les dessins de présentation ne sont pas forcément très glamours mais il y en a pour tous les goûts et des nouveautés sortent toutes les semaines.

Voici le dessin technique du chemisier #4456 :
Il s'agit d'un modèle cintré avec de jolies découpes et des pinces qui mettent en valeur la silhouette.
J'aime beaucoup les faux rabats de poches et les petits mancherons qui lui apportent une petite touche de modernité.




La construction est celle d'un chemisier classique avec patte de boutonnage rapportée, col et pied de col.



Les explications (en anglais) sont aussi succintes que celles des magazines Burda. Personnellement, je n'ai pas eu besoin de m'y référer car j'ai l'habitude de coudre des chemises. La seule nouveauté pour moi concernait la pose des faux rabats de poches. Cette étape n'a rien de bien compliqué puisqu'il suffit de les insérer dans les coutures mais Lekala propose un montage différent, nettement plus compliqué. 



Ce changement de méthode nécessite juste de redessiner la forme des rabats.  Je me suis également évitée la corvée de coudre les deus parties du rabat endroit contre endroit puis de les retourner sur l'endroit, en préférant surpiquer les deux parties envers contre envers après avoir repassé les marges de couture vers l'intérieur. 






Je n'ai pas eu besoin de faire de toile, ni d'apporter une quelconque modification : il me va comme un gant! Je trouve tout de même qu'il manque un peu d'aisance au niveau des hanches mais ce n'est pas grand chose.



Pas besoin de faire de toile, un ajustement parfait et tout cela pour un tout petit prix : le rêve de toute couturière! 

Quant au fichier pdf, il comporte une vingtaine de pages et tout s'assemble à la perfection, sans aucun décalage.  Pour 0.5 euros de plus, j'ai pris l'option "marges de couture comprise", ce qui facilite grandement la vie. 

Seul petit bémol : le patron fourni par Lekala n'existe que dans une seule taille (la votre) et ne peut donc être réutilisé pour faire un vêtement à une autre personne, dont la morphologie sera forcément différente. Commercialement parlant, c'est une excellente idée puisque cela évite la diffusion anarchique des fichiers pdf.



jeudi 30 juin 2016

Xerea dress : la robe idéale pour l'été

La chaleur est bel et bien arrivée, je peux donc enfin vous montrer ma robe Xerea, un modèle de Pauline Alice.


J'ai choisi la version B. Cette version sans manches est dotée d'un pli creux sur le devant qui lui procure une ampleur idéale pour laisser circuler l'air quand il fait chaud.



Sa construction est simple puisqu'elle ne comporte aucun système de fermeture : elle s'enfile très facilement par la tête.

L'attrait de ce modèle, ce sont ses grandes poches, qui descendent le long des côtés, mais qui ne ressortent malheureusement pas suffisamment sur l'imprimé que j'ai choisi. On les voit mieux sur le dessin technique :





Vous ne les voyez pas mais pourtant elles y sont! J'avoue que j'étais très intriguée par leur construction et j'ai mis un certain temps avant de comprendre la manière de les poser, ceci en dépit des explications proposées. Heureusement qu'il y avait un tuto sur le site de Pauline Alice : les photos sont tout de même bien plus explicites que les schémas du livret d'explications.


Au niveau des modifications, j'ai doublé l'empiècement supérieur devant et dos, rajouté un biais le long de l'encolure et des emmanchures ainsi qu'une doublure pour éviter les effets de transparence.



Je suis satisfaite de ma robe mais j'ai quand même quelques réserves par rapport à ce patron :

  • Il n'est pas prévu de doubler l'empiècement supérieur : avec un tissu aussi léger que celui préconisé, il me paraît indispensable de devoir le couper en double, ne serait-ce que pour assurer un meilleur maintien de la partie inférieure de la robe.   
  • Les poches sont très basses. J'avais déjà relevé ce défaut sur la robe Cami de Pauline Alice.
  • Les emmanchures sont un trop profondes : de profil elles laissent entrevoir le soutien-gorge

 

A bientôt pour de nouvelles aventures couturesques !


dimanche 5 juin 2016

Marinière réversible Phildar

Le printemps froid et humide que nous avons connu m'aura au moins permis de profiter durablement de ma marinière. Tombée de mes aiguilles fin avril, elle m'a été bien utile pour supporter la fraicheur de ce mois de mai. C'est d'ailleurs avec une petite laine en-dessous que je vous la présente.



Il s'agit du modèle n°2, extrait du catalogue Phildarn°104 (printemps-été 2014). Voici la photo du magazine :


La touche d'originalité de ce modèle, c'est son côté réversible :

Sur le devant, c'est le coloris marine qui domine ...



 ... tandis que le dos arbore une dominante de coloris perle  :



Deux bandes verticales de couleur contrastante relient le devant au dos, créant un effet sympa de profil ... Regardez d'ailleurs comme je pose fièrement pour vous montrer ce petit détail ..




Qui dit bande de couleur contrastante, dit changement de couleur et donc jacquard. Rien de bien compliqué puisque la forme est toute simple et le changement de couleur se fait à chaque début et fin de rang. Il faut juste veiller à bien croiser ses fils et à ne pas emmêler les pelotes.


Comme vous pouvez le constater, je me suis un peu écartée du modèle original : j'ai remplacé la finition roulottée de l'encolure, proposée par Phildar, par une bande de bord-côte. Au départ, j'avais respecté les instructions à la lettre mais le résultat ne me plaisait pas.  Je précise que le modèle original préconisait de tricoter de manière identique le devant et le dos, de manière à pouvoir porter la marinière aussi bien  d'un côté que de l'autre. L'idée était séduisante mais, dans les faits, peu esthétique  : l'encolure était trop carrée et bien trop profonde dans le dos.


 De plus, je n'aimais pas l'aspect "peu fini" du roulotté. J'ai donc tout défait et recommencé en faisant une encolure traditionnelle. Certes, ma marinière n'est pas totalement réversible mais je la trouve plus jolie et plus confortable ainsi.



Ce modèle est réalisé dans le fil préconisé par Phildar : Phil Coton 3. Ce fil est facile à tricoter, il donne un rendu très régulier au tricot. L'avantage du coton c'est le confort et la douceur de cette matière sur la peau. Par contre, il présente l'inconvénient de froisser facilement (voir ci-dessus la ligne oblique qui me traverse le dos).

Ce modèle est très ample et donc très confortable. J'ai tout de même été amenée à réduire la largeur des manches car celles-ci avaient tendance à rebiquer. Pour remédier à ce problème, j'ai tout simplement fait une couture plus large sous les bras. Mes manches épousent désormais la forme de mes épaules et je n'ai plus l'impression d'avoir des ailes déployées à la place des bras!

Dernière petite note au cas où vous souhaiteriez vous lancer dans ce modèle : attention au blocage! Le coton se détend terriblement une fois mouillé et vous risquez de vous retrouver avec deux tailles au-dessus si vous ne veillez pas à le remettre aux bonnes mesures. J'ai eu un mal fou à le resserrer au moment de l'épinglage. Il faut vraiment prendre le temps de le mesurer et de resserrer les mailles pour qu'il revienne aux dimensions de départ.

Fournitures
            • 7 pelotes de Phil coton 3 (taille 34-36) coloris marine et perle
            • Aiguilles 3,5

mardi 10 mai 2016

Top à jabot #106 Burda 03/2014

 En ce moment, je suis dans ma période Burda. Depuis que j'ai trouvé la formule magique pour adapter les patrons Burda à ma petite morphologie, je passe mon temps à feuilleter mes anciens numéros et ma liste d'envies ne fait que s'allonger.

Commençons aujourd'hui par ce top à jabot, issu du Burda de mars 2014.





Il s'agit d'un haut court, composé d'un empiècement d'épaules, d'une encolure gansée fermée par un lien, d'un jabot, le tout resserré à la taille par un élastique pris dans une coulisse.




 
  C'était la première fois que je cousais un jabot et je pense que je m'en suis pas mal sortie. J'ai utilisé la fonction  bordure roulottée  de ma surjeteuse (encore une première pour moi) et j'ai obtenu une jolie finition, sans effort.


 L'assemblage du corsage ne comporte pas de difficultés. J'ai pris l'habitude de réduire par le milieu les patrons Burda (ici : -2 cm sur chaque demi-devant) afin d'adapter le 34 Burda "épaules de camioneuse" à mon 34 "fillette" et ça marche plutôt bien pour l'instant.

 

Au début, j'étais un peu gênée de voir que le jabot se tournait systématiquement sur l'envers : j'avais beau essayer de l'écarter pour le maintenir du bon côté, celui-ci n'en faisait qu'à sa tête! Maintenant, je m'y suis habituée mais je vous conseille de choisir un tissu qui soit aussi joli à l'envers qu'à l'endroit pour obtenir un joli rendu.


Encore quelques photos pour vous donner un aperçu.




Ce haut étant court, il est parfait pour être porté sur une jupe taille haute.



Je vous retrouve très vite avec du Burda (encore!) et une marinière qui vient de tomber de mes aiguilles à tricoter.

vendredi 15 avril 2016

Gilet rétro Phildar n°107

Lorsque j'ai feuilleté le très joli catalogue n°107 de Phildar "Spécial Expertes", j'ai de suite été intriguée par la réalisation de ce gilet à motifs géométriques.






Certes, le modèle me plaisait mais c'est avant tout l'aspect technique du projet qui m'a convaincue de me lancer. Cela ne fait que quelques mois que j'ai commencé l'apprentissage du jacquard. Je me suis d'abord lancée dans un bonnet à motif de caribous, pas parfaitement réussi mais dont la réalisation m'a permis d'apprendre à tricoter en rond en faisant suivre proprement le fil derrière (Fair Isle ou jacquard tissé).


Le jacquard présente l'intérêt de pouvoir réaliser des motifs et de jouer avec les couleurs. Ce qui me plait moins dans cette technique ce sont les finitions qu'on obtient sur l'envers du travail : lorsqu'on fait suivre le fil derrière tout au long de l'ouvrage, on se retrouve avec un envers chargé en fils et un tricot plus épais que la normale.



L'avantage de ce modèle, c'est qu'il n'est pas question de tricoter en double épaisseur puiqu'il s'agit d'une alternance de rayures noires et blanches, sur lesquelles on fait glisser, de temps à autre, une maille du rang du dessous sans la tricoter. Le rang du dessous étant de couleur différente, on obtient ainsi une maille d'une autre couleur et peu à peu des losanges se forment.



Comme dans tout tricot, ce sont les débuts qui sont le plus difficile. Il faut d'abord passer le cap du bord côte de 10 cm de long, en aiguilles 3. 



Et ce n'est qu'après cette étape longue et pas très marrante qu'on attaque enfin la partie la plus intéressante : les losanges! Ce gilet est tricoté d'une seule pièce en allers-retours jusqu'aux emmanchures : on tricote en même temps les demi-devants et le dos, il ne faut donc pas craindre les rangs de plus de 200 mailles.




 L'ouvrage se corse lorsqu'on attaque les diminutions des raglans puisqu'il faut reconstituer les losanges.



 J'ai eu beaucoup de plaisir à tricoter ce gilet : c'était tellement jubilatoire de voir se dessiner tous ces losanges! Le rendu lui confère un aspect "tissu", j'avais d'ailleurs l'impression de réaliser un tissage en le faisant.




Il n'y a pas de bande de boutonnage rapportée mais il faut coudre des ganses et des boutons le long des bords qui roulottent (normal puisqu'il s'agit d'un point jersey). Au début, j'avais peur que cela manque de finition mais, au final, je trouve que le résultat est sympa (et en plus, comme je déteste l'étape du relevage des mailles pour coudre cette bande, cela m'a arrangée!)





En conclusion, je suis très satisfaite de ce modèle : il taille bien et il est parfait pour la demi-saison. J'ai utilisé qualité Cabotine (coton/acrylique) préconisée par Phildar, un fil très agréable à tricoter.

Au niveau du style, je ne trouve pas qu'il fasse particulièrement rétro. Au contraire, je le trouve plutôt moderne avec ces motifs géométriques noirs et blancs qui sont très en vogue ce printemps.